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Qu’est-ce que la photogrammétrie ?

Imaginez transformer un ensemble de photographies haute résolution en un modèle 3D ultra-réaliste. En résumé, c’est toute la puissance de la photogrammétrie : le processus qui consiste à capturer des images et à les assembler pour créer un jumeau numérique de l’objet réel. De la cartographie de Mars à la reconstruction de ruines anciennes, la photogrammétrie est l’art, la science et la technique qui sous-tendent certaines des reconstructions numériques les plus fascinantes. 

La photogrammétrie joue un rôle essentiel dans de nombreux secteurs, de l’archéologie et la conservation du patrimoine, où elle aide à préserver numériquement des vestiges anciens, à la construction et à la topographie, où elle permet la modélisation 3D précise de bâtiments et d’infrastructures. Dans le cinéma, la télévision et le jeu vidéo, elle crée des environnements et des personnages d’une fidélité saisissante, comme dans les productions à grand spectacle. La criminalistique s’appuie sur la photogrammétrie pour la reconstruction précise de scènes de crime, tandis que la cartographie des terrains l’utilise pour analyser les caractéristiques géographiques. Même des secteurs tels que la santé bénéficient de la photogrammétrie, l’imagerie 3D étant cruciale pour la planification chirurgicale et la conception de prothèses. 

Qu’est-ce que la photogrammétrie et comment fonctionne-t-elle ?

Modèle urbain texturé de Londres réalisé par photogrammétrie
Source : Wikimedia Commons

La définition classique de la photogrammétrie est le processus d’extraction de modèles et de mesures 3D  précis à partir d’images qui se chevauchent, au moyen d’algorithmes informatiques. Cela consiste à capturer des images et à les assembler pour créer des cartes topographiques précises, des maillages et des modèles numériques 2D et 3D réalistes. Voyez cela comme un puzzle numérique assemblé à partir de différentes photos et perspectives, ou comme un sculpteur virtuel taillant dans une collection de photographies et révélant progressivement un modèle 3D réaliste à partir d’un ensemble brut de pixels.

Le principe fondamental de cette technologie est qu’une bonne photogrammétrie requiert le bon jeu de données. Elle implique donc de capturer des visuels qui se chevauchent sous différents angles, de détecter des points de référence communs et d’utiliser des algorithmes de pointe pour obtenir des coordonnées, des mesures et des modèles 3D précis. Plus le nombre d’images capturées est important, plus le modèle 3D est fidèle à la réalité et détaillé.

Photogrammétrie : brève histoire

L’inventeur français Aimé Laussedat
Source : Wikimedia Commons

Avec les remarquables progrès technologiques actuels, la photogrammétrie peut sembler être un concept récent, mais elle existe en réalité depuis longtemps. La reconstitution de mesures à partir des principes de la perspective et de la géométrie projective remonte à la Renaissance et à Léonard de Vinci.  Bien plus tard, en 1851, l’inventeur français Aimé Laussedat, également connu comme le « père de la photogrammétrie », a été le pionnier de l’utilisation de photographies terrestres pour la cartographie. Enfin, ce sont des mathématiciens allemands, parmi lesquels Carl Pulfrich et Otto von Gruber, qui ont formalisé la photogrammétrie en discipline scientifique à la fin du 19e siècle. Ils ont appliqué des principes géométriques afin de calculer des mesures précises à partir d’images photographiques, une idée qui allait ensuite devenir centrale pour la cartographie 3D et la topographie.

Le début du 20e siècle a connu le développement fulgurant de la photogrammétrie aérienne, favorisé par les avancées de l’aviation et ses usages militaires durant les Première et Seconde Guerres mondiales. Du milieu à la fin du 20e siècle, les ordinateurs ont complètement transformé ce domaine, en rendant possibles le traitement automatisé des images et la reconstruction 3D. Aujourd’hui, la photogrammétrie continue d’évoluer grâce aux logiciels de nouvelle génération fondés sur l’IA, à la technologie des drones et à l’imagerie satellite. 

Les utilisateurs peuvent désormais atteindre des niveaux d’immersion sans précédent dans les visualisations 3D. Cette technique a ouvert la voie à toute une gamme de technologies de capture de la réalité qui collectent des données afin de fournir des informations fiables sur tout objet ou environnement physique.

Types de photogrammétrie

Avec cinq siècles de développement et d’innovations technologiques spectaculaires, la photogrammétrie a évolué vers quatre grands types :

  • mobile,
  • aérienne,
  • terrestre,
  • et satellite.

Chaque type est adapté à des applications différentes, de la cartographie de paysages immenses à la capture de détails infimes au sol, jusqu’à l’observation de la planète depuis l’espace.

Photogrammétrie mobile

La photogrammétrie mobile s’est imposée comme un outil robuste de création de modèles 3D de haute qualité, proposant une alternative accessible et conviviale aux méthodes de numérisation haut de gamme traditionnelles. Cette approche exploite des appareils mobiles courants tels que les smartphones, les appareils photo numériques ou les scanners portables, capables de capturer facilement plusieurs images haute résolution.

Abordable, polyvalente et facile à utiliser, la photogrammétrie mobile peut être pratiquée par toute personne disposant d’un smartphone ou d’un appareil photo grand public. Elle démocratise la modélisation 3D et la rend accessible à un large éventail d’utilisateurs, des amateurs et artistes aux enseignants et propriétaires de petites entreprises. Les appareils mobiles modernes possèdent des appareils photo et des capteurs intégrés toujours plus performants, ce qui les rend idéaux pour une capture d’images rapide et flexible dans tout environnement. 

Photogrammétrie aérienne

La photogrammétrie aérienne place l’appareil photo dans les airs, fixé à un drone ou à tout autre type d’aéronef. En vol, l’appareil « regarde » vers le sol et capture des images qui se chevauchent de la même zone sous autant d’angles que possible. Ce type de technologie est couramment utilisé sur des sites très étendus ou dans des zones difficiles d’accès.

Lors de la cartographie, un stéréoplotter est utilisé pour calculer les altitudes en analysant plusieurs photos d’un même point, ce qui est utile dans des applications telles que la gestion des ressources naturelles ou l’intervention en cas de catastrophe.  

Photogrammétrie terrestre

La photogrammétrie terrestre (à courte portée) consiste à prendre des photographies avec un appareil photo au sol, qui peut être tenu à la main ou fixé à un trépied ou à tout autre système de support. Les professionnels de la topographie, par exemple, utilisent un théodolite pour capturer des images haute résolution au sol, en enregistrant les coordonnées de l’appareil afin de suivre ses positions.

Ces images sont analysées par des algorithmes afin de générer et traiter des données 3D. La photogrammétrie terrestre est davantage centrée sur l’objet et permet généralement une capture d’images plus détaillée.

Photogrammétrie satellite

La photogrammétrie satellite est une technique de télédétection qui s’appuie sur l’imagerie satellite pour créer des modèles 3D, des cartes et des mesures de la surface terrestre. En capturant de nombreuses images sous différents angles, les satellites génèrent des modèles numériques d’élévation (DEM) destinés à la surveillance environnementale, à l’agriculture, à l’urbanisme et à la gestion des catastrophes.

Un exemple est le satellite ICESat-2 de la NASA, qui applique des principes photogrammétriques à la détection des changements dans les calottes glaciaires polaires, contribuant ainsi à la recherche sur le changement climatique. Des évaluations à grande échelle de la santé des cultures à l’obtention de données en temps réel lors de séismes et d’inondations, ce type de photogrammétrie offre une cartographie mondiale de plus en plus précise.

Fonctionnement de la photogrammétrie

Vue d’ensemble de la méthode SfM et de la génération d’un nuage de points 3D.
Source : researchgate.net

Essentiellement, la photogrammétrie fonctionne en analysant la perspective et en inversant le processus photographique conventionnel. Alors qu’un appareil photo capture un objet ou une scène 3D et le transforme en image 2D, la photogrammétrie fait l’inverse : elle prend plusieurs images 2D et reconstruit un modèle 3D en extrayant les informations de profondeur et spatiales. Le logiciel de photogrammétrie identifie ensuite les points communs des images qui se chevauchent et applique des algorithmes géométriques pour calculer les dimensions, les distances et les détails de surface. Ce processus repose sur les principes de l’optique et des mathématiques pour déduire les propriétés physiques d’un objet, à l’image de la manière dont la vision humaine perçoit la profondeur. Si nous disposons d’un nombre suffisant d’images prises sous différents angles, la photogrammétrie peut recréer des objets entiers, des paysages ou des structures architecturales dans une superbe 3D.

Les différents programmes de photogrammétrie proposent des niveaux variables  de fonctionnalités, de précision et de vitesse de traitement. Avec toute une gamme d’options disponibles, des outils gratuits aux suites professionnelles haut de gamme, il est essentiel de comprendre votre budget, vos objectifs et les besoins spécifiques de votre projet. 

Logiciels de photogrammétrie gratuits

Les logiciels de photogrammétrie gratuits peuvent constituer un point d’entrée accessible pour les débutants, les amateurs et les chercheurs qui aiment expérimenter la reconstruction 3D avec un investissement financier minime ou nul. Des programmes tels qu’AliceVision Meshroom ou VisualSFM utilisent des algorithmes Structure-from-Motion (SfM) qui traitent les images qui se chevauchent et génèrent des nuages de points, ce qui les rend intéressants pour la modélisation de base et l’enseignement. 3DF Zephyr, quant à lui, propose une interface conviviale avec des flux de travail automatisés, bien que le nombre d’images pouvant être traitées soit limité. S’il est tout à fait possible d’obtenir des résultats impressionnants avec ces outils gratuits, des plugins supplémentaires peuvent être nécessaires pour accéder à des fonctions avancées. Ils tendent également à être plus lents et moins optimisés pour les grands jeux de données que les logiciels professionnels. Malgré ces limites, les solutions gratuites sont excellentes pour apprendre les fondamentaux de la photogrammétrie avant d’investir dans des outils plus avancés.

Logiciels de photogrammétrie professionnels

Pour les professionnels expérimentés et les entreprises exigeant une haute précision, de la rapidité et des ensembles de fonctionnalités avancés, les suites de photogrammétrie haut de gamme sont plus adaptées. Ces solutions robustes sont généralement conçues pour des secteurs spécifiques. Par exemple, Agisoft Metashape est connu pour sa génération avancée de nuages denses fondée sur des cartes de profondeur et son géoréférencement précis, ce qui en fait un choix populaire en topographie, archéologie et criminalistique. Pix4D est spécialisé dans la photogrammétrie par drone, RealityCapture est privilégié dans les secteurs du divertissement et du jeu vidéo, et Aicon 3D Studio de Hexagon et Photomodeler répondent aux besoins de la métrologie et des applications industrielles. Si tous ces outils sont réputés pour leurs performances supérieures et leur intégration fluide avec les plateformes SIG, CAO et de visualisation 3D, ils ont également un prix élevé et une courbe d’apprentissage exigeante.

Logiciel Artec Studio 19
Source : Artec3d.com

Une solution qui combine les avantages des deux catégories est AI Photogrammetry d’Artec Studio, un outil tout-en-un qui transforme toutes données photo ou vidéo en modèles 3D étanches. Contrairement à la plupart des logiciels de photogrammétrie traditionnels, qui reposent exclusivement sur un traitement fondé sur l’image, Artec Studio intègre des algorithmes d’IA pour améliorer l’alignement des données, réduire le bruit et perfectionner le placage de texture afin d’obtenir des jumeaux numériques incroyablement réalistes. Après avoir capturé et téléversé des visuels depuis n’importe quel appareil, qu’il s’agisse d’un appareil photo, d’un smartphone, d’un drone ou d’un scanner, les algorithmes avancés alignent automatiquement les images et détectent les détails fins. Le logiciel reconstruit ensuite un modèle 3D détaillé, prêt à être affiné ou utilisé immédiatement.

Lorsque vous choisissez votre logiciel de photogrammétrie idéal, tenez compte du nombre d’étapes clés que comporterait l’analyse photogrammétrique. Alors qu’AI Photogrammetry se limite à trois phases intuitives, la plupart des suites haut de gamme requièrent des étapes supplémentaires. En général, le processus commence par l’importation et le prétraitement des images, au cours desquels les images qui se chevauchent sont chargées et des contrôles de qualité sont effectués pour supprimer les prises floues ou mal exposées. Viennent ensuite l’alignement des images,  la détection des caractéristiques et l’identification des points communs entre les images. L’étape suivante consiste à créer un nuage de points clairsemé et à former une structure 3D initiale, qui peut ensuite être affinée en un nuage de points dense afin d’améliorer le niveau de détail. Des textures haute résolution provenant des images d’origine sont souvent appliquées au maillage 3D, ce qui contribue à créer une représentation réaliste. Enfin, les résultats traités, qu’il s’agisse de modèles 3D, de nuages de points ou de DEM, peuvent être exportés et intégrés à des plateformes SIG, CAO ou de visualisation 3D pour une analyse et une application ultérieures.

Applications de la photogrammétrie

Divertissement et médias

Dans l’industrie du divertissement, les médias et les CGI, la photogrammétrie crée des environnements et des ressources 3D ultra-réalistes pour les jeux vidéo, les films, la télévision et la VR. En capturant les textures et détails du monde réel, la photogrammétrie apporte une authenticité visuelle à tout contenu numérique. 

Avatars

Des avatars numériques réalistes sont créés à l’aide de la photogrammétrie afin de proposer une expérience plus immersive dans divers environnements et applications virtuels.

Préservation du patrimoine et archéologie

Inestimable pour préserver et documenter numériquement des artefacts archéologiques fragiles et des sites culturels emblématiques, la photogrammétrie permet de créer en toute sécurité des modèles 3D précis destinés à la recherche, à la restauration et aux restaurations futures.  

Topographie et cartographie

La photogrammétrie est largement utilisée pour générer des cartes topographiques précises et des modèles de terrain 3D en analysant des images aériennes ou capturées par drone. Ces cartes sont essentielles pour l’aménagement foncier, l’urbanisme et les études environnementales.

Architecture et construction

Cette technologie aide à documenter les structures existantes et à créer des modèles 3D détaillés pour les projets de restauration, de préservation et de rénovation. Elle permet aux architectes et ingénieurs d’évaluer les bâtiments sans avoir recours à des méthodes invasives.

Agriculture

Les agriculteurs et agronomes utilisent la photogrammétrie pour surveiller la santé des cultures, détecter les nuisibles et optimiser leurs ressources grâce à l’imagerie et à l’analyse aériennes. Cette technologie fournit des informations exploitables qui améliorent l’efficacité de l’agriculture de précision.

Exploration sous-marine

La technique aide à créer des modèles 3D de paysages submergés, d’épaves et de vie marine. Ces répliques numériques contribuent à la recherche scientifique, aux efforts de conservation et aux visites virtuelles, en rendant les sites sous-marins accessibles à un public plus large sans risquer de perturber l’environnement.

Criminalistique

En criminalistique, les enquêteurs peuvent créer des modèles 3D précis pour reconstruire des scènes de crime, préservant les preuves sous forme numérique pour les analyses et les présentations devant les tribunaux. 


Avantages de la photogrammétrie

  • Capture de détails exceptionnelle

La photogrammétrie capture un niveau de  détail qu’il est difficile, voire impossible, d’égaler  avec d’autres solutions de numérisation, ce qui en fait un outil précieux dans de multiples applications, qu’il s’agisse de modélisation 3D ou de cartographie topographique. Il serait difficile de citer une application où la texture ne compte pas, et le souci du détail de la photogrammétrie continue de la rendre attractive dans tous les secteurs.

  • Plus rentable que les méthodes alternatives

Cette technique est aussi une alternative économique à des technologies telles que le LiDAR, car elle ne nécessite qu’un appareil photo et un logiciel de traitement plutôt qu’un matériel coûteux. Elle est donc idéale pour des secteurs tels que l’agriculture, où des drones équipés de caméras peuvent aider les agriculteurs pour une fraction du coût des méthodes topographiques conventionnelles.

  • Couverture rapide de grandes zones

Un autre avantage majeur est la capacité de la photogrammétrie à couvrir rapidement de grandes zones, en particulier lors de relevés aériens. Par exemple, lors d’interventions en cas de catastrophe, cette technologie est déterminante pour créer des cartes 3D de régions touchées par un séisme ou une inondation, aidant ainsi les opérations de sauvetage et de reconstruction.

Défis et limites

  • Dépendance aux conditions météorologiques et d’éclairage

La dépendance à la couverture nuageuse, aux ombres et aux conditions d’éclairage constitue l’un des principaux défis auxquels la photogrammétrie est confrontée. Une luminosité irrégulière affectera fortement la qualité des images, ce qui complique la génération de modèles 3D précis dans des environnements extérieurs où l’éclairage n’est pas contrôlé.

  • Traitement et analyse complexes

Le traitement et l’analyse des données photogrammétriques ne sont  pas exactement simples : intensifs sur le plan informatique, ils peuvent nécessiter un matériel puissant, en particulier si un logiciel haut de gamme comme Agisoft Metashape ou Pix4D est utilisé. 

  • Sensible aux erreurs liées à la qualité des images

Des erreurs peuvent résulter d’une mauvaise qualité d’image, telle que le flou, la distorsion ou un chevauchement insuffisant entre des centaines d’images. Dans la documentation archéologique, par exemple, les images basse résolution ne parviennent souvent pas à capturer les détails fins de surface, entraînant une reconstruction incomplète.

Tendances futures de la photogrammétrie

Interface d’Artec Studio 19

La photogrammétrie a réalisé des progrès passionnants et significatifs avec l’intégration de l’IA, qui a porté la précision, l’efficacité et l’automatisation du processus à un niveau entièrement nouveau. Les algorithmes d’IA, comme ceux d’Artec Studio, peuvent désormais détecter automatiquement les détails fins, aligner les images et même identifier des détails subtils afin d’obtenir des résultats qui auraient été inatteignables avec les solutions traditionnelles. Les modèles d’apprentissage automatique continuent de s’améliorer au fil du temps, alimentés par toujours plus de données ; les systèmes de photogrammétrie deviennent donc plus intelligents, plus rapides et plus précis. Tout cela permet aux professionnels de différents secteurs de générer des modèles 3D ultra-détaillés et de minimiser l’intervention manuelle, réduisant ainsi à la fois les délais et le risque d’erreur humaine.

La technologie des drones a également été essentielle à l’avancement de la photogrammétrie, en offrant la possibilité de capturer des images haute résolution depuis des endroits auparavant inaccessibles ou dangereux. Les drones fournissent en temps réel une imagerie aérienne incroyablement précise, cruciale pour une cartographie efficace à grande échelle ainsi que pour la topographie de zones extérieures, de bâtiments et d’infrastructures. Combiné aux améliorations des logiciels de photogrammétrie, telles qu’un traitement d’image plus puissant ou une intégration améliorée des données, cela a accéléré l’analyse photogrammétrique. Les mises à jour logicielles prennent désormais en charge des tâches de plus en plus complexes, notamment la création automatisée de maillages, le placage de texture et l’intégration SIG. La photogrammétrie est plus polyvalente que jamais et est devenue indispensable à un large éventail de secteurs.

De la Terre au ciel et même au-delà, la photogrammétrie a révolutionné notre façon de voir et de cartographier le monde. Qu’il s’agisse de relever de vastes paysages, de créer des univers de jeux vidéo ultra-réalistes ou de préserver numériquement un joyau culturel, la photogrammétrie change la donne. Avec l’IA intégrée et le bon logiciel effectuant l’essentiel du travail, des modèles 3D de qualité supérieure ne sont désormais plus qu’à quelques clics. Après des siècles de développement, la photogrammétrie se trouve à la croisée de l’innovation, avec le potentiel de transformer les industries mondiales. À mesure que la technologie continue d’évoluer, la photogrammétrie devrait devenir encore plus précise, accessible et fiable. 


Questions fréquentes

À quoi sert la photogrammétrie ?

La photogrammétrie est une technique qui assemble de nombreuses photos en modèles 3D, cartes et mesures, permettant à chacun de créer facilement des représentations numériques précises d’objets ou d’espaces. Avec un simple smartphone ou appareil photo numérique, il est désormais tout à fait possible d’utiliser la photogrammétrie à diverses fins, de la capture d’un objet fascinant pour l’impression 3D à la documentation d’un projet de rénovation résidentielle, ou à l’exploration d’un musée virtuel. À plus grande échelle, elle est également utilisée dans des secteurs variés, des domaines créatifs comme les CGI, l’architecture et l’archéologie aux applications plus techniques telles que la construction ou la criminalistique.

Quelle est la précision de la photogrammétrie ?

La précision de la photogrammétrie dépend de nombreux facteurs, notamment de la qualité de l’appareil photo, de la résolution des images et des points de contrôle, mais elle peut atteindre une précision submillimétrique dans les applications à courte portée. Pour la cartographie à grande échelle, la précision va généralement de quelques centimètres à plusieurs mètres.

Quelle est la différence entre la photogrammétrie et le LiDAR ?

La photogrammétrie reconstruit des modèles 3D à partir de photographies qui se chevauchent en utilisant des données visuelles, tandis que le LiDAR utilise des impulsions laser pour mesurer directement les distances. Le LiDAR offre une précision supérieure dans une végétation dense et  des conditions de faible éclairage, alors que la photogrammétrie est plus économique et plus détaillée pour la capture des textures. En outre, les scanners 3D portables, qui peuvent utiliser des méthodes à lumière structurée ou laser, offrent une autre option polyvalente pour capturer des objets et des environnements avec une grande précision.

Quel logiciel est le meilleur pour la photogrammétrie ?

Le meilleur choix dépend des besoins spécifiques d’un projet donné, tels que la précision, la vitesse de traitement et le budget. Parmi les meilleurs outils de photogrammétrie dans différentes catégories figurent AI Photogrammetry d’Artec Studio, Agisoft Metashape, Pix4D et RealityCapture, chacun proposant des outils fiables de reconstruction 3D.

La photogrammétrie peut-elle être utilisée sous l’eau ?

Oui, la photogrammétrie peut être utilisée sous l’eau, mais elle nécessite des techniques spécialisées pour compenser la réfraction et la distorsion de la lumière. Des appareils photo de haute qualité, des configurations étalonnées et un éclairage approprié contribuent à améliorer la précision dans les environnements sous-marins. 

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